Le Val de Loire perd son premier cru ! 
Une affaire clochemerlesque entre vins liquoreux
Le Val de Loire aura savouré moins de deux ans l'honneur de compter parmi ses 70 appellations une appellation reconnue comme "premier cru" : alors qu'un décret du 19 septembre 2003 avait transformé l'appellation " Coteaux du Layon - Chaume" en appellation "Chaume- Premier cru des coteaux du layon", le décret vient d'être annulé par un arrêt du Conseil d'Etat du 27 juillet 2005.
A l'origine de cette annulation, une partie des vignerons de l'appellation Quarts de Chaume voyaient d'un mauvais œil que l'appelation communale des Coteaux du Layon leur vole la vedette et apparaisse comme supérieure à la leur. "S'il y a une appellation Chaume, cela signifie que nous ne sommes que le quart de l'autre !" avait lancé un vigneron lors des âpres débats qui avaient précédé la reconnaissance officielle de l'appellation Chaume.
Le Conseil d'Etat a estimé que l'appellation Chaume "correspondant à une aire de production extérieure au village de Chaume" dans la commune de Rochefort-sur-Loire, bénéficierait "de la notoriété du Quarts de Chaume tout en profitant exclusivement de la mention premier cru". Les juges ont également estimé que la mention "premier cru" "est de nature à suciter une confusion dans l'esprit du consommateur, à créer l'apparence d'une hiérachisation des vins favorable à la nouvelle appellation et, par conséquent, à détourner ou affaiblir la notoriété de l'appellation Quarts de Chaume".
L'affaire devient cependant très "clochemerlesque" lorsque l'on sait que de nombreux producteurs de Quarts de Chaume sont également producteurs de Chaume-Premier Cru des Coteaux du Layon...
Et la plus immédiate des conséquences de cette décision est que le Val de Loire, qui bénéficiait depuis 2003 de son premier "premier cru", a désormais perdu cette mention valorisante.
Il faudra en tous cas conserver préciseusement quelques flacons étiquetés "Chaume-Premier Cru des Coteaux du Layon", qui n'existent que pour les millésimes 2002, 2003 et 2004, en attendant de voir réapparaître chez les cavistes des bouteilles de "Coteaux du Layon -Chaume".
A l'origine de cette annulation, une partie des vignerons de l'appellation Quarts de Chaume voyaient d'un mauvais œil que l'appelation communale des Coteaux du Layon leur vole la vedette et apparaisse comme supérieure à la leur. "S'il y a une appellation Chaume, cela signifie que nous ne sommes que le quart de l'autre !" avait lancé un vigneron lors des âpres débats qui avaient précédé la reconnaissance officielle de l'appellation Chaume.
Le Conseil d'Etat a estimé que l'appellation Chaume "correspondant à une aire de production extérieure au village de Chaume" dans la commune de Rochefort-sur-Loire, bénéficierait "de la notoriété du Quarts de Chaume tout en profitant exclusivement de la mention premier cru". Les juges ont également estimé que la mention "premier cru" "est de nature à suciter une confusion dans l'esprit du consommateur, à créer l'apparence d'une hiérachisation des vins favorable à la nouvelle appellation et, par conséquent, à détourner ou affaiblir la notoriété de l'appellation Quarts de Chaume".
L'affaire devient cependant très "clochemerlesque" lorsque l'on sait que de nombreux producteurs de Quarts de Chaume sont également producteurs de Chaume-Premier Cru des Coteaux du Layon...
Et la plus immédiate des conséquences de cette décision est que le Val de Loire, qui bénéficiait depuis 2003 de son premier "premier cru", a désormais perdu cette mention valorisante.
Il faudra en tous cas conserver préciseusement quelques flacons étiquetés "Chaume-Premier Cru des Coteaux du Layon", qui n'existent que pour les millésimes 2002, 2003 et 2004, en attendant de voir réapparaître chez les cavistes des bouteilles de "Coteaux du Layon -Chaume".
Par © Ligérienne de Presse | Avant | Vendredi 2 Septembre 2005, 18:10 | Après | Actualité | un commentaire







Commentaires
1 - Lien croisépar Anonyme, le Mardi 7 Mars 2006, 16:37 Répondre à ce commentaire