4 200 milliards de coups de sécateur dans le Val de Loire 
"Taille tôt, taille tard, rien ne vaut la taille de mars" rappelle, dans la région, un vieux dicton vigneron, indiquant ainsi que la taille tardive est préférable. "Mais depuis les 35 heures, on commence tous à tailler en décembre" explique Philippe Boucard, vigneron à Restigné, dans l'appellation Bourgueil .
De décembre à mars, il faudra quelques 7 000 personnes, vignerons, salariés et saisonniers, pour tailler les 70 000 hectares de vigne du Val de Loire. Et dans cette région où les petites exploitations familiales sont légion, les chefs d'exploitations eux-mêmes, célèbres ou anonymes, iront eux aussi jouer du sécateur dans leurs vignes.
Quelles que soient les conditions météorologiques, bravant le froid, la pluie et la neige, ils passeront 4 mois à effectuer cette opération qui conditionne la réussite du prochain millésime. "Au moment de la taille, on définit l'architecture du cep, pour s'assurer de ne pas avoir trop de grappes, mais surtout pour étaler les grappes sur la vigne, afin qu'elles mûrissent de façon optimale" explique Jean-Martin Dutour, vigneron au Domaine du Roncée, dans l'appellation Chinon.
Parfois précédée d'un prétaillage mécanique, la taille est une colossale aventure : à raison d'une moyenne de 12 coups de sécateur par cep (variable en fonction du mode de taille), d'une densité moyenne de 5 000 ceps par hectare, ce sont pas moins de 4 200 milliards de coups de sécateur qui seront donnés, de Nantes à Sancerre, sur les 70 000 hectares de vigne du Val de Loire !
Par © Ligerienne de Presse | Avant | Mardi 24 Janvier 2006, 14:40 | Après | Actualité | un commentaire







Commentaires
1 - Lien croisépar Anonyme, le Mardi 24 Janvier 2006, 21:13 Répondre à ce commentaire