Dans un marché du vin en pleine récession, le rosé n’en finit pas de progresser en France comme à l’étranger. Entre 1991 et 2003, cette couleur est ainsi passée d’une part de 8,4 % à 14,7 % dans les volumes de vins achetés par les Français. En Grande-Bretagne également, le rosé, qui ne représentait que 2 % du marché du vin à la fin des années 90, a progressé jusqu’à 7 %.

Dans le Val de Loire, c’est évidemment l’Anjou qui est la star du marché des rosés notamment grâce aux appellations et et même , appellation régionale essentiellement produite en Anjou.

Mais la Touraine veut également tirer son épingle du jeu et a fortement augmenté sa production de vins rosés au cours de dernières années. avait donné l’exemple : alors que la production de vins rosés ne représentait en 1994 et 1995 que 20 % du total des vins rouges et rosés de cette appellation, soit à peine plus que dans l’appellation où le rosé représentait 15 % de la récolte, la production a pratiquement doublé pour atteindre près de 40 % en 2001 et 2002. La filière qualité Carrefour, signée en 1999 entre l’enseigne et les producteurs, a évidemment joué un rôle majeur dans cette orientation puisque Carrefour a acheté jusqu’à 2 000 hl de Touraine-Amboise rosé.

Et si les autres AOC tourangelles augmentaient petit à petit leur production de rosés, la récolte 2004 a marqué une véritable explosion : les AOC tourangelles ont produit 86 % de rosés de plus qu’en 2003 ! Certes la récolte 2003, peu abondante notamment en raison de la canicule, était relativement atypique. Mais l’augmentation du rosé en 2004 par rapport à la moyenne des 3 années précédentes est cependant de 77 % . Des records de hausse sont atteints sur des volumes de quelques centaines d’hectolitres à (+ 199 % par rapport à la moyenne 2001-2003), (+114 %) et (+100 %). Et si les volumes restent modestes avec un total de 54 487 hl, ils représentent cependant 10 % du total des rosés Anjou-Saumur-Touraine contre 7 à 8 % les années précédentes. La production de Touraine rosé, en hausse de 82 %, représente désormais 31 589 hl, soit plus de la moitié de la production de rosé de Loire. Et on dépasse également les 10 000 hl à où le rosé représentait moins de 5 000 hl en 2001.

Si l’appellation Touraine réussit déjà à valoriser ses vins rosés à des cours supérieurs à ceux des vins rouges, les autres appellations tourangelles, comme Chinon et , devront maintenant communiquer sur leurs vins rosés pour conforter la demande, et exister de manière pérenne sur ce marché en hausse.





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