Les vins de Loire sous une même bannière de Nantes jusqu'à Blois 
Plus à l’est, seuls les Vins du Centre-Loire, autour de Sancerre, conserveront leur indépendance, même si des collaborations existent déjà notamment pour la communication à l’export et la recherche et le développement techniques. La nouvelle Interloire disposera d’un budget de 12 millions d’euros dont 66 % consacrés à la communication et 8 % consacrés à la technique.
Dès janvier 2008, elle lancera une nouvelle campagne de communication, confiée à l’agence Jump, mettant en avant la Loire, afin de valoriser son image d’entité viticole.
7 ans après la fusion entre l’Anjou et la Touraine, le mariage avec le Nantais est l’aboutissement de deux années de discussions. Alors que la Touraine produit principalement des vins rouges et rosés, les vins blancs représenteront la moitié de la production de cette nouvelle entité. De la même façon, la fusion renforcera l’importance du négoce qui assure à lui seul 60 % de la mise en marché des vins, contre 25 % pour les vignerons et 15 % pour les caves coopératives, alors que la commercialisation, au sein de l’interprofession Anjou-Touraine, était également répartie entre négoce et producteurs.
“En réunissant le Val de Loire de Nantes jusqu’à Blois, nous pouvons afficher des ambitions nouvelles, notamment à l’export où nous disposerons de moyens supplémentaires pour faire connaître les vins du Val de Loire” se félicite Pierre Chainier, président d’Interloire.
D'autres articles sur des thèmes similaires :
- Premier bilan du millésime 2005 en Val de Loire - 24/10/05
- 5 médailles pour le Touraine Primeur - 06/11/06
Par guillaume | Avant | Mercredi 18 Juillet 2007, 17:26 | Après | Economie | 2 commentaires
par Thierry, le Mercredi 15 Août 2007, 11:28
http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=7675&title=Vins%20de%20Pays%20Marches%20de%20Bretagne%20interdit%20au%20profit%20de%20Val%20de%20loireRépondre à ce commentaireVins de Pays Marches de Bretagne interdit au profit de Val de loireLe 12 Mai 2007, paraissait au journal officiel le décret fixant les conditions de production des vins de Pays du Val de Loire. Après la fusion du CIVN (Conseil Interprofessionnel des Vins de Nantes) avec InterLoire ( interprofession Touraine, Anjou, Saumurois ) qui voit le Muscadet devenir AOC Val de Loire, c'est au tour des Vins de Pays Nantais et du Pays de Retz de perdre leur identité. Entré en contact avec le Syndicat des Vins de Pays du Val de Loire dont le siège est à Angers, ceux-ci nous ont confirmé l'obligation de mentionner Vin de Pays du Val de Loire et l'interdiction de mentionner « Vin de Pays des Marches de Bretagne » sur l'étiquette.Seule sera acceptée cette dénomination sur une contre étiquette et dans un texte. On sait, après l'affaire du Vin Breton, le zèle de certains fonctionnaires de la répression des fraudes à engager des poursuites contre les vignerons nantais qui mentionnent l'origine bretonne de leurs vins. Il est donc à craindre qu'à l'avenir il soit de plus en plus difficile d'afficher pour les vignerons et négociants l'identité bretonne de ces vins. La dénomination « Vins de Pays des Marches de Bretagne » voulue par la profession viticole dans les années 1970 avait eu beaucoup de difficulté à être acceptée par les Pouvoirs Publics.
Le dossier avait fait plusieurs allés-retours Nantes-Paris. Depuis quelques années, des restrictions avaient été imposées et il était devenu obligatoire de mentionner « Vins de Pays des Jardins de la France » et suivi seulement après de « Marches de Bretagne ». C'est la première fois dans toute l'Histoire des Vignobles de l'Hexagone qu'un vignoble perde son identité et soit intégré dans une région avec laquelle, il n'a aucun lien. L'UNESCO a d'ailleurs classé le Val de Loire patrimoine de l'Humanité et bien sûr la vallée de la Loire bretonne n'en fait pas partie. Pour les Nantais d'ailleurs, la Loire c'est l'estuaire suivi en amont de la Vallée de la Loire (la Vallée des primeurs des Maraîchers Nantais). Le Val de Loire est la partie historique du Royaume de France , avec ses nombreux châteaux royaux et symbolisé par la fleur de Lys.
La crise grave que traverse le Muscadet avec de nombreuses cessations d'activité, de belles et anciennes maisons de négoce nantaises en dépôt de bilan ont sans doute comme facteur favorisant cette perte d'identité qui a fait le succès du Muscadet à l'export et notamment outre Manche, sans parler des consommateurs bretons qui s'identifiaient à « leur vin ».
La région des Pays de la Loire a largement subventionné toutes ces initiatives professionnelles avec une certaine complicité entre responsables politiques locaux et responsables professionnels.
Les vignerons nantais, écrasés par les difficultés, ne semblent pas réagir.
Groupe de Vignerons du Vignoble Nantais pour garder une appellation bretonne au Muscadet

Groupe de Vignerons du Vignoble Nantais pour garder une appellation bretonne au Muscadet 







Commentaires
1 - Lien croisépar Anonyme, le Mercredi 18 Juillet 2007, 18:55 Répondre à ce commentaire