Un décret donne naissance au "Vin de pays du Val de Loire" 
La transformation du "Vin de pays du Jardin de la France" en "Vin de Pays du Val de Loire" était une revendication forte du comité de bassin viticole Val de Loire-Centre qui souhaite ainsi proposer une segmentation plus lisible de la production viticole du bassin, entre vins de pays et AOC ; rassembler la production sous la bannière unique du "Val de Loire" ; et faciliter l'exportation des vins des pays en faisant directement référence à leur région d'origine, supprimant la dénomination "Jardin de la France" qui n'était pas compréhensible par les consommateurs étrangers.
“Le Val de Loire est une des rares régions à ne pas disposer d’appellation régionale et les vins de pays pourront combler ce manque en jouant un rôle de trait d’union régional” explique Noël Bougrier, négociant ligérien, récemment élu à la présidence de l'Anivit (Association nationale interprofessionnelle des vins de table et des vins de pays).
Depuis 2002, les producteurs de vins de pays de la région demandent à pouvoir utiliser le mot Loire pour désigner leur production. A l'époque, les représentants des appellations d'origine contrôlée avaient opposé une fin de non recevoir, rappelant que cette dénomination géographique était l'apanage des AOC.
Depuis, dans le cadre du comité de bassin viticole Val de Loire-Centre, l'unanimité s'est faite autour d'un projet de bassin, validé le 5 janvier dernier, prévoyant notamment la création des "vins de pays du Val de Loire".
Le 17 janvier dernier, le conseil de direction spécialisé de Viniflhor avait émis à l'unanimité un avis favorable à la création de cette dénomination, tout en souhaitant que cette reconnaissance "ne présente pas de risque pour le régime général des AOC". On peut en effet se demander si l'exportation de certaines appellations génériques, comme le Touraine sauvignon, n'aura pas à souffrir de la concurrence nouvelle des vins de pays du Val de Loire.
Attendu par les responsables de la filière viticole, le décret qui vient d'être publié avait été jusque là retardé par les services du ministère de l'Economie et des Finances. Craignait-on que le fait d'accorder à un vin de pays une mention géographique réservée aux AOC ne contrevienne aux règles européennes et n'ouvre une brèche remettant en cause la protection des mentions d'origine géographique ?
Finalement, l'intervention des députés UMP Claude Greff (Indre-et-Loire), Patrice Martin-Lalande (Loir-et-Cher), Serge Poignant (Loire-Atlantique) et Dominique Richard (Maine-et-Loire) aura permis d'obtenir la signature de Thierry Breton, quelques jours avant son départ du ministère de l'Economie et des Finances.
Par guillaume | Avant | Lundi 14 Mai 2007, 11:16 | Après | Actualité | 5 commentaires
par Thierry, le Mercredi 15 Août 2007, 12:29
Nantes/Naoned: le 14/08/07Répondre à ce commentaire
Communique de: Gwin Gwenn
Le porte parole: Alain CoraudVins de Pays Marches de Bretagne interdit au profit de Val de loireLe 12 Mai 2007, paraissait au journal officiel le décret fixant les conditions de production des vins de Pays du Val de Loire. Après la fusion du CIVN (Conseil Interprofessionnel des Vins de Nantes) avec InterLoire ( interprofession Touraine, Anjou, Saumurois ) qui voit le Muscadet devenir AOC Val de Loire, c'est au tour des Vins de Pays Nantais et du Pays de Retz de perdre leur identité. Entré en contact avec le Syndicat des Vins de Pays du Val de Loire dont le siège est à Angers, ceux-ci nous ont confirmé l'obligation de mentionner Vin de Pays du Val de Loire et l'interdiction de mentionner « Vin de Pays des Marches de Bretagne » sur l'étiquette.Seule sera acceptée cette dénomination sur une contre étiquette et dans un texte. On sait, après l'affaire du Vin Breton, le zèle de certains fonctionnaires de la répression des fraudes à engager des poursuites contre les vignerons nantais qui mentionnent l'origine bretonne de leurs vins. Il est donc à craindre qu'à l'avenir il soit de plus en plus difficile d'afficher pour les vignerons et négociants l'identité bretonne de ces vins. La dénomination « Vins de Pays des Marches de Bretagne » voulue par la profession viticole dans les années 1970 avait eu beaucoup de difficulté à être acceptée par les Pouvoirs Publics.
Le dossier avait fait plusieurs allés-retours Nantes-Paris. Depuis quelques années, des restrictions avaient été imposées et il était devenu obligatoire de mentionner « Vins de Pays des Jardins de la France » et suivi seulement après de « Marches de Bretagne ». C'est la première fois dans toute l'Histoire des Vignobles de l'Hexagone qu'un vignoble perde son identité et soit intégré dans une région avec laquelle, il n'a aucun lien. L'UNESCO a d'ailleurs classé le Val de Loire patrimoine de l'Humanité et bien sûr la vallée de la Loire bretonne n'en fait pas partie. Pour les Nantais d'ailleurs, la Loire c'est l'estuaire suivi en amont de la Vallée de la Loire (la Vallée des primeurs des Maraîchers Nantais). Le Val de Loire est la partie historique du Royaume de France , avec ses nombreux châteaux royaux et symbolisé par la fleur de Lys.
La crise grave que traverse le Muscadet avec de nombreuses cessations d'activité, de belles et anciennes maisons de négoce nantaises en dépôt de bilan ont sans doute comme facteur favorisant cette perte d'identité qui a fait le succès du Muscadet à l'export et notamment outre Manche, sans parler des consommateurs bretons qui s'identifiaient à « leur vin ».
La région des Pays de la Loire a largement subventionné toutes ces initiatives professionnelles avec une certaine complicité entre responsables politiques locaux et responsables professionnels.
Les vignerons nantais, écrasés par les difficultés, ne semblent pas réagir.
Groupe de Vignerons du Vignoble Nantais pour garder une appellation bretonne au Muscadet

Groupe de Vignerons du Vignoble Nantais pour garder une appellation bretonne au Muscadet 







Commentaires
1 - Lien croisépar Anonyme, le Jeudi 17 Mai 2007, 23:15 Répondre à ce commentaire