Edit J'invite les lecteurs distraits à regarder la date de publication de cet article : il s'agissait d'un Poisson d'avril !

L'information, qui n'était d'abord qu'une rumeur, nous a été officiellement confirmée : John Fisherman Jr, un investisseur texan, vient de racheter la totalité de l'appellation .
Cette appellation de vins blancs et rosés rejoint donc la liste très fermée des AOC qui, comme Coulée de Serrant ou Romanée-Conti en Bourgogne, appartiennent en monopole à un seul propriétaire.
Surtout, après le rachat de propriétés, parfois célèbres, par des investisseurs étrangers, c'est la première fois qu'un rachat concerne l'intégralité d'une appellation viticole française.-----------------------
"Je suis tombé sous le charme de cette appellation il y a 2 ans, lors d'un voyage dans le Val de Loire" nous a confié John Fisherman JR que nous avons rencontré ce dimanche 1er avril dans la propriété qu'il a acquise à Azay-le-Rideau. "J'ai emporté quelques bouteilles avec moi, et mon ami Bob [NDLR : Robert Parker] m'a confirmé l'extraordinaire potentiel des terroirs de l'appellation et le potentiel commercial des vins très originaux qui sont produits ici. Il m'a même avoué que c'était la première fois de sa vie qu'il goûtait du ".
Il a fallu 6 mois à John Fisherman Jr et aux deux négociateurs qu'il avait embauchés sur place pour convaincre la quinzaine de vignerons de céder leurs vignes. Si le montant exact de la transaction n'a pas été rendu public, il semble que l'investisseur ait acheté les surfaces au double de la valeur moyenne des vignes dans le Val de Loire, ce qui représenterait un investissement d'environ 1,5 million d'euros pour acheter les 56 hectares actuellement en production sur l'appellation. Une paille pour ce Texan qui a fait fortune dans le pétrole.
"Je n'ai repris que les vignes de et de grolleau" explique l'acheteur. "Sur ce terroir, blanc et rosés ont un potentiel qualitatif bien supérieur aux rouges".
John Fisherman Jr attend maintenant que la Commission Européenne mette en œuvre son projet de libéralisation des droits de plantation pour lancer un vaste projet sur l'appellation. "Je cherche à acheter 500 hectares de terrains nus que je planterai dès que la viticulture européenne aura été libéralisée". L'investisseur souhaite construire une winery qui produirait chaque année un peu moins de 5 millions de bouteilles. "Avec la mondialisation, il ne sera pas difficile de vendre ces bouteilles. Le marché mondial est vaste".
Si cette acquisition et ces ambitions démesurées font grand bruit dans le vignoble d'Azay-le-Rideau, aucun vigneron n'a cependant souhaité s'exprimer publiquement à ce sujet. Curieusement, même Guillaume Descroix, prompt à commenter l'actualité ridelloise sur son blog, n'en fait pas état.




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