Le Domaine des Roches Neuves 2004 de Thierry Germain figure à la 67ème place du "Top 100" des vins du monde que vient de publier le magazine américain The Wine Spectator.

Thierry Germain est à la tête de ce domaine depuis 14 ans. En deuxième année de conversion à la biodynamie, le Domaine des Roches Neuves, produit un vin que le Wine Spectator décrit comme "ferme et épicé".
C'est le seul vin de Loire qui figure dans ce classement qui donne une place de choix aux vins californiens (24 vins retenus) devant les vins français (20 références).
Le classement a été établi parmi les 12 400 vins dégustés par la revue cette année, en ne retenant que les vins ayant obtenu une note supérieure à 90/100 et en privilégiant les vins suscitant "excitement and enthusiasm" et disponibles sur le marché américain.
Dans un classement qui favorise les vins "international style" et qui ne retient que 3 Bordeaux et 3 Bourgogne, le fait qu'un vin rouge de Loire ait réussi à se ménager une place confirme une tendance qui se dessine aux Etats-Unis : les dégustateurs sont actuellement à la recherche d'une alternative au "goût standardisé" et les vins rouges de Loire, issus de cabernet franc, pourraient en tirer profit.
Surtout, il faut noter que le Wine Spectator a retenu la cuvée domaine du Domaine des Roches Neuves Domaine des Roches neuves, alors qu'il s'agit d'une cuvée vinifiée sur le fruit, fermentée et élevée en cuve inox, sans passage en fûts de chêne. Il n'est donc plus nécessaire que les vins de Loire soient boisés pour plaire aux palais américains !
"Le goût est en train de changer" nous a confié Thierry Germain qui connaît bien les marché d'export où il commercialise 35 % de ses vins. "Des vins qui ne plaisaient pas il y a 5 ans aux marchés internationaux, obtiennent aujourd'hui une reconnaissance internationale. Il n'est pas nécessaire de faire des vins techniques ou en surmaturité : la fraîcheur, le terroir, le caractère de nos vins sont aujourd'hui appréciés".

Cette reconnaissance est capitale à un moment où, confrontés aux prémices de la crise, les vignerons ligériens sont tentés d'abandonner leur typicité pour s'adapter au goût international, envisageant par exemple l'utilisation du cépage merlot. "Soyons conscients de ce qu'on a sous les pieds. Ne vendons pas notre âme au diable" conclut Thierry Germain.


Répondre à cet article